Documentatie

MR | Verkiezingsprogramma Cultuur & Brussel 2014

Cultuur & Brussel in het verkiezingsprogramma van MR, de Franstalige liberalen.


Wat de voorstellen zijn van MR over Cultuur en Brussel, kan hieronder lezen. Onderaan deze pagina kan je de voorstellen in een PDF-document downloaden. Het volledige verkiezingsprogramma van MR kan je hier bekijken >>> Het programma van MR Brussel vind je hier >>> MR - Programme électoral 2014 - Culture & Bruxelles >>> Hieronder een aantal voorstellen uit het verkiezingsprogramma van MR over cultuur:

(p. 125)

Propositions  

LE REFINANCEMENT DE LA CULTURE  

Le MR a toujours été un ardent défenseur de l’exception culturelle, c’est-à-dire la prise en compte, dans les négociations commerciales internationales, et dans la définition de la politique européenne, du caractère spécifique des œuvres culturelles. Celles-ci ne sont pas de simples produits commerciaux et peuvent dès lors bénéficier d’une aide publique. Le MR propose quelques dispositifs complémentaires à l’aide publique classique.  

1. Créer une « Fondation pour les Arts » favorisant les dons de particuliers (...)  

2. Développer le mécénat par des compléments de financements publics (...)

3. Relever le plafond des montants fiscalement déductibles dans le secteur du mécénat (...) 

4. Encourager le financement participatif/par la foule (crowdfunding) (...)  

5. Développer un service de microcrédit (...) 

6. Diminuer la TVA sur le livre numérique (...)

7. Elargir le tax shelter  

Il importe d’élargir le tax shelter au secteur du spectacle (...) Il serait opportun d’élargir le tax shelter au secteur du livre (...)

8. Déplafonner le tax shelter (...)  

9. Développer les modes de soutien aux industries culturelles et créatives  

Il faut envisager un mode de soutien intermédiaire entre le micro-crédit (max. 7.500€) et les aides du Fonds st’Art (min. 50.000€) (...)  

10. Favoriser les partenariats public/privé  (...)

11. Soutenir la diffusion internationale des créations artistiques  

Aider les agences publiques et privées de soutien à la diffusion internationale afin d’augmenter les produits de l’exportation et de favoriser le rayonnement de la FWB (...)  

12. Consacrer l’impôt dédicacé dans la déclaration fiscale de manière à permettre au contribuable qui le désire d’affecter une partie du montant qu’il acquitte au financement de la culture.  

13. Rationnaliser davantage l’offre culturelle vivant des subsides de manière à faire des économies d’échelle 

LES PUBLICS  

14. Investir dans l’éducation aux arts et à la culture  

Favoriser l’éducation artistique revient à moyen terme à augmenter la demande culturelle. Outre les objectifs d’émancipation par la culture, développer l’éducation aux arts et à la culture peut, à moyen et long terme, œuvrer au refinancement de la culture. Si divers programmes d’action entretiennent des liens avec les publics jeunes et les écoles (le théâtre pour l’enfance et la jeunesse, le muséobus, le programme « spectacle à l’école », l’opération « ouvrir mon quotidien », etc.), le service spécifique « Culture-Enseignement » disposait en 2012 d’un budget de 721.000€, soit 0,093 % du budget culturel. Il faut porter l’objectif augmenter sensiblement le montant « Culture-Enseignement » afin de donner une réelle ampleur à certains programmes actuellement ponctuels et de développer de nouvelles initiatives (...) 

15. Soutenir démocratiquement la demande culturelle des publics grâce à la carte culture  

Il est possible de consacrer une partie du budget existant à ce projet permettant de rendre la culture plus accessible au public. Un tel système doit déterminer au moins trois paramètres : le public cible, l’objet de l’avantage, le support matériel. La carte-culture peut s’adresser à toute la population d’un territoire ou à certains segments déterminés, par exemple les populations scolaires. L’objet peut varier d’un seul avantage (une réduction pour les salles de théâtre, un crédit pour l’achat d’un livre, etc.) ou d’un panel plus ou moins large d’avantages (un chéquier-culture reprenant plusieurs réductions et places gratuites). En réalité, il existe deux types de dispositif : les « chèques culture » et les « cartes culture ». Les cartes culture nécessitent un investissement plus important (fabrication des cartes…) mais ce système permet de retracer plus précisément l’utilisation et de s’assurer que les avantages sont utilisés par les personnes à qui ils sont attribués. 

Le Ministère de la FWB a développé récemment plusieurs « cartes avantages », destinées aux enseignants et aux fonctionnaires. Cela pourrait éventuellement constituer un tremplin pour concevoir une carte culture destinée dans un premier temps aux populations scolaires.   

Exemples : 

• A Bruxelles, la VGC a mis en place un pass temps-libre, le paspartoe, qui octroie des avantages pour un ensemble d’activités culturelles, sportives ou liées à la jeunesse. Cette carte remplace l’ancien chèque culture (le cultuurwaardebon).

• La Région Rhone-Alpes a mis en place une carte-culture combinant places offertes et réductions.

16. Assurer la gratuité des musées pour les écoliers à la période de l’année dite des « jours blancs » de manière à permettre aux associations de parents d’emmener les élèves visiter ces derniers. 

17. Soutenir l’économie culturelle et créative qui est un incubateur de nouveaux emplois.  

LA GOUVERNANCE DE LA CULTURE

Artistes et opérateurs culturels sont les partenaires privilégiés des pouvoirs publics dans la mise en œuvre des politiques culturelles. Ce partenariat doit reposer sur une confiance mutuelle, excluant les velléités de contrôle tatillon et chronophage. Les opérateurs culturels doivent jouir d’une plus large autonomie d’action liée à une plus importante responsabilité de gestion soumise à d’éventuelles sanctions en cas de non-respect des règles (confer remarques de la Cour des comptes dans son 25ème cahier).  

18. Retirer le pouvoir de subsidiation des mains du ministre et rendre les instances d’avis souveraines en créant un « Conseil des Arts ».  (...)

19. Améliorer le fonctionnement des grandes institutions culturelles

Le MR ne peut tolérer que de grands acteurs culturels, tout aussi talentueux soient-ils, soient outrancièrement favorisés au détriment de plus petits acteurs culturels. Ainsi, le MR préconise les mesures suivantes :

  • adopter une loi plafonnant les salaires de responsables de grandes institutions culturelles subsidiées (qui, aujourd’hui, se montent parfois à des montants beaucoup trop élevés).
  • Favoriser une plus grande mobilité à la tête des institutions en limitant dans le temps les mandats à la direction des grandes institutions culturelles (max. deux mandats successifs).
  • Assurer une transparence des procédures de nomination à la tête des grandes institutions (appel public à candidatures, jury composé d’experts internationaux, etc.)
  • Favoriser l’emploi artistique et la rémunération des créateurs artistiques (auteurs, etc.), notamment par l'inscription d'obligations en la matière dans les contrats-programmes
  • Nommer les administrateurs au prorata des investissements qu’ils réalisent dans l’institution concernée et ouvrir ainsi les portes du CA aux acteurs privés et aux entreprises. 
  • Dans le choix présidant au renouvellement du subside, distinguer une part fixe (liée au respect du programme) et une part variable (dépendant du résultat). 

20. Lutter contre l’instrumentalisation de la culture par le politique  

Le secteur de l’éducation permanente capte une part trop importante des moyens destinés à la création. Il faut assurer une distribution plus équitable entre professionnels de la culture et les artistes.  

21. Accroître la transparence de la Fédération Wallonie-Bruxelles quant aux données chiffrées communiquées en matière de politique culturelle (notamment sur le budget alloué à l’éducation permanente).  

22. Passer au numérique (...)

23. Accélérer les procédures  

Le rythme de la création artistique réside bien souvent dans l’urgence et supporte mal les procédures fleuves d’un an ou deux… De tels délais confinent à l’absurde lorsqu’il s’agit d’accorder une aide de 2000 ou 3000€. Les décisions, positives ou négatives, doivent être prises dans un délai maximum de trois mois (au moins pour les aides d’un montant de 7500 € maximum).

24. Doter les opérateurs culturels de nouveaux outils de gestion  

Le Mr propose d’offrir aux opérateurs culturels des outils en ligne de benchmarking en matière de contrôle de gestion (concernant notamment les frais de gestion, d’énergie, de services de maintenance, d’imprimerie, de communication, etc.). Ce service doit permettre aux opérateurs d’identifier mieux et plus rapidement les postes budgétaires pouvant faire l’objet d’économies.  

STATUT ET EMPLOI DES ARTISTES

25. Réaliser un cadastre de l’emploi culturel et favoriser l’emploi artistique au sein des institutions culturelles subventionnées 

La dernière étude réalisée par la FWB sur l’emploi culturel remonte à 1994. Il est indispensable que la FWB réalise un cadastre de l’emploi artistique, en s’appuyant au besoin sur les travaux récents réalisés en la matière à l’ULB et l’ULG. Il est nécessaire d’avoir une image exacte de l’emploi créé par les subventions culturelles afin de s’assurer que les professions artistiques ne soient pas les laissés-pour-compte des politiques culturelles. Il faut garantir que le développement d’un encadrement professionnel aux activités artistiques ne se transforme pas en bureaucratie culturelle en édictant des obligations d’emploi artistique pour les opérateurs majoritairement financés par les pouvoirs publics.  

26. Maintenir/Augmenter la réduction de cotisations patronales pour l’engagement d’artistes (...) 

27. L’accès aux allocations de chômage (...)

28. Accès à la protection de l’intermittence concernant le droit aux allocations de chômage (...)  

29. Adapter la notion « d’emploi non convenable » (...) 

DIVERS  

30. Exploiter les nouvelles compétences « biculturelles » de la Région bruxelloise  

La 6ème réforme de l’Etat octroie à la Région bruxelloise des compétences culturelles pour les matières « biculturelles d’intérêt régional » (hors institutions fédérales). Il faut utiliser cette nouvelle compétence pour financer les institutions co-communautaires - Wiels, Flagey, etc. -, pour développer les aides aux industries culturelles et créatives, pour rénover les bâtiments du CRB, etc.  

31. Favoriser davantage l’ouverture vers la culture des communautés flamande et germanophone en développant les accords de coopération culturelle au-delà des frontières linguistiques, afin d’assurer la solidarité entre les trois Régions et également réduire les contraintes administratives présentes lors du lancement de projets culturels interrégionaux.  

32. Développer un système d’accès à l’enseignement artistique s’inspirant du système français avec examens d’entrée plus exigeants afin de viser l’excellence et le professionnalisme grâce à un encadrement de qualité.  

33. Créer une école supérieure de danse.

Ce point figure dans le décret créant l’enseignement supérieur des arts mais n’a jamais été mis en place. 

34. Assurer la promotion culturelle de l’image de Bruxelles, avec une visibilite reelle (tant physiquement que via les reseaux electroniques et sociaux), tant pour les touristes que pour les Bruxellois, afin de souligner les aspects dynamiques, diversifies, innovants et prometteurs de la Region bruxelloise.

Cela passe, par exemple, par des tentatives pour faire reconnaitre Bruxelles comme capitale culturelle europeenne et par la promotion une architecture contemporaine de qualitéparticulierement pour les lieux emblematiques et creer enfin un musee d’art contemporain digne de Bruxelles.

MR Bruxelles >>>  (p. 62-64) CONSTAT Le patrimoine culturel influence directement ou indirectement chaque citoyen. Il importe donc de l’entretenir, le nourrir, le mettre en valeur, le développer. Il pourrait être au coeur de l’attractivité touristique de la Région bruxelloise. Pourtant Bruxelles n’a pas la réputation d’être une capitale culturelle alors que ses murs relatent une histoire intéressante et prestigieuse et qu’elle regorge de musées, d’oeuvres d’art, de talents et de créativité. L’effervescence culturelle y est palpable. Toutefois, ses richesses, sa vie culturelle, ses artistes, ses talents en tous genres restent méconnus non seulement des touristes mais aussi des Bruxellois eux-mêmes et des autres Belges du Nord comme du Sud du pays. L’image culturelle de Bruxelles en souffre au point de passer dans la presse étrangère pour une ville ennuyeuse, et de ne retenir aucun congressiste ou homme d’affaires le week-end, tous préférant la quitter pour rejoindre Paris, Londres ou Bruges, pensant que rien ne les retiendra ici, alors que la réalité est tout autre. Aucun geste architectural fort n’a été posé dans la capitale de l’Europe depuis des décennies, alors que Liège et Mons ont été dotées chacune d’une gare conçue par Calatrava, qu’Anvers a créé le MAS, Charleroi le Musée Mac’s, et de nombreuses autres villes ont récemment ouvert qui un musée d’art contemporain, qui un musée de la photographie.

Bruxelles attend toujours son Musée de l’Europe et un Musée d’Art contemporain digne de ce nom, alors que le Conservatoire de musique prend l’eau de partout et affiche des appels désespérés au soutien du public. Bruxelles souffre-t-elle d’être mal aimée ? Elle souffre en tout cas d’un manque cruel d’ambition de la part de l’Olivier qui la dirige. L’offre culturelle y est annoncée de manière désordonnée et confuse, alors qu’elle est riche et diversifiée. Seules les grandes expositions commencent à être plus visibles alors que les lieux et activités culturels, comme les formes d’expression culturelle ne cessent de se développer. La Région bruxelloise, où vivent tant d’Européens, devrait aussi être une vitrine permanente de l’expression artistique et culturelle des différents pays d’Europe et rien n’est fait pour exploiter ce créneau, qui la distinguerait des autres capitales et renforcerait son image de Région-Capitale de l’Europe. Il n’existe pas davantage de politique culturelle, contrairement à ce qui se passe en Flandre, visant à promouvoir nos artistes à l’étranger, notamment dans les grandes foires ou expositions, festivals ou rendez-vous artistiques importants, à l’exception – peut-être – du Festival de Cannes. Côté cinéma, l’instauration du système du taxshelter, à l’initiative du MR, a grandement favorisé la production du cinéma belge et le développement de nombreux emplois directs ou indirects. Côté cinéma toujours, le passage obligatoire des systèmes de projection cinématographique au numérique représente, pour les centres culturels et lieux assimilés, un investissement particulièrement important. A cela, s’ajoutent des droits de projection de films particulièrement élevés pour les maisons de la culture en regard de ceux que peuvent payer des salles de cinéma professionnelles. En conséquence, de nombreux lieux culturels ont renoncé à compter encore parmi leurs activités des projections cinématographiques, ce qui nuit à l’épanouissement du 7ème art. Enfin, côté création, on constate qu’en général les artistes sont livrés à eux-mêmes pour trouver des lieux de répétition ou de création, des moyens de transfert de leur matériel souvent encombrant, des lieux d’entreposage (les décors de spectacles sont la plupart du temps détruits, faute de place, alors qu’ils pourraient servir à d’autres productions). Rien n’est fait pour les aider à régler ces problèmes. Aujourd’hui, la VGC soutient davantage la production culturelle flamande que la COCOF ne le fait pour les francophones. Le budget global de la COCOF se répartit entre la jeunesse, le sport et la culture et s’élève à 12 millions €, alors que celui de la VGC s’élève à 30 millions €. En 2009, le Collège de la COCOF avait annoncé la mise en place d’un plan culturel bruxellois censé donner une impulsion nouvelle à l’ensemble des secteurs concernés (théâtre, cinéma, musique, etc.). Ce plan vient enfin d’être déposé en extrême fin de législature et le moins que l’on puisse dire est que son contenu déçoit le secteur. C’est une occasion manquée pour le renforcement de l’offre culturelle à Bruxelles, mais également pour la pleine coopération entre les communautés francophone et néerlandophone de la capitale. La culture passe, de manière importante, par la bonne connaissance de la langue maternelle (orthographe, vocabulaire, grammaire).

Cependant, on constate que la connaissance de la langue maternelle ne cesse de se dégrader suite au laxisme et aux réformes dans l’enseignement dont le niveau ne cesse de reculer (enquête PISA). La maîtrise de l’orthographe se fait de plus en plus rare, le vocabulaire s’appauvrit, ce qui entraîne la perte de nuances tant dans la compréhension de textes, discours ou conversations que dans l’expression de la pensée. Le dialogue avec les autres en est donc affecté, l’apprentissage des langues étrangères également. La littérature, l’histoire, la philosophie, la poésie, le théâtre, l’information et de nombreux domaines deviennent plus hermétiques, moins accessibles pour un nombre croissant de citoyens. Une fracture s’installe. S’ensuivent des conséquences dommageables tant pour le développement harmonieux de la société que pour celui de chaque individu. Il est donc essentiel de redresser la barre. En Région de Bruxelles-Capitale, où cohabitent culture francophone et culture flamande, connaître sa propre culture façonne l’identité individuelle et permet d’aborder plus aisément les cultures d’autres origines et d’apprécier pleinement cette diversité. Or, les écoles ou classes d’immersion sont en nombre extrêmement réduit et insuffisant. Capitale de l’Europe et largement internationale, la Région bruxelloise dispose de vastes possibilités d’échanges culturels mais beaucoup trop peu exploitées. Malgré l’insistance du MR, force est de constater le peu d’efforts faits par l’Olivier pour favoriser effectivement le bilinguisme et le plurilinguisme, vecteurs de solidarité nationale et d’ouverture au monde et à la culture européenne. PROPOSITIONS

• Faire reconnaître Bruxelles comme capitale culturelle européenne.

• Assurer la promotion culturelle de l’image de Bruxelles, avec une visibilité réelle (tant physiquement que via les réseaux électroniques et sociaux), tant pour les touristes que pour les Bruxellois, afin de souligner les aspects dynamiques, diversifiés, innovants et prometteurs de la Région bruxelloise.

• Miser sur l’organisation d’événements d’envergure et de grande qualité à l’instar de Lille qui a réussi à se donner une image culturelle.

• Promouvoir une architecture contemporaine de qualité particulièrement pour les lieux emblématiques et créer enfin un musée d’art contemporain digne de Bruxelles.

• Développer davantage le système de type agenda.be et VisitBrussels, en une plateforme interactive et attractive pour les Bruxellois ainsi que pour les touristes permettant de voir rapidement l’offre culturelle disponible, de manière détaillée et alimentée quotidiennement.

• Soutenir et répertorier les événements festifs organisés par des Bruxellois dans le but de promouvoir le dynamisme culturel des habitants de Bruxelles (parcours d’artistes, concerts, expos en plein air,…).

• Favoriser davantage l’ouverture vers la culture des communautés flamande et germanophoneen mettant en oeuvre les accords de coopération culturelle au-delà des frontières linguistiques, afin d’assurer la solidarité entre les trois Régions et également réduire les contraintes administratives présentes lors du lancement de projets culturels interrégionaux.

• Considérer la culture comme un des moyens pour promouvoir le dialogue interculturel propre à Bruxelles en particulier.

• Eduquer à la culture les enfants, dès leur plus jeune âge : Introduction dès l’école maternelle et tout au long de la formation scolaire, quel que soit le cycle choisi, en ce compris les filières technique et professionnelle. Cette initiation doit faire partie intégrante du cursus obligatoire. Elle peut se faire sans alourdir le budget de l’enseignement (reproduction d’oeuvres sur les murs dans l’environnement scolaire, initiation à la musique, etc.) au sein des institutions scolaires.

• Encourager la visite des musées et mieux informer les écoles sur les possibilités d’accéder aux musées à des tarifs préférentiels.

• Rapprocher la culture des citoyens et les citoyens de la culture. Familiariser nos concitoyens aux différents aspects de la culture, source de bonheur et d’épanouissement (littérature, musique, dessin, théâtre, cinéma, etc.).

• Harmoniser les chèques culture ou « cultuurwaardebons » (créés par la Communauté flamande) afin d’amoindrir l’obstacle financier qui se dresse devant beaucoup de Bruxellois lorsqu’ils désirent répondre à l’offre culturelle.

• Encourager la lecture et la fréquentation des bibliothèques. Travailler l’accès aux bibliothèques publiques lorsqu’elles ont une image ringarde. Développer les activités avec les écoles, les journées thématiques, …

• Développer les guignols et la lecture dans les parcs : Ce type d’activité, proposé de manière très ponctuelle en été ou sur initiative des bibliothèques (qui ne sont pas toutes très dynamiques) est un biais vers la culture et la lecture ainsi que vers de potentiels visiteurs de bibliothèques.

• Désacraliser l’accès à l’art : Donner un prétexte pour aller dans les lieux culturels de type musée : organiser en tournante, des « jeudis » des musées où on accueille les visiteurs et on désacralise ces lieux, où on montre en quoi ils sont intéressants. Dans l’esprit de la nuit des musées, mais pas tous au même moment ni seulement quelques jours par an.

• Développer la place de l’art dans l’espace public : sculptures dans les parcs, places, intégration dans les bâtiments et les infrastructures de transport.

• Promouvoir les artistes bruxellois dans les Foires et expositions internationales.

• Créer un hangar public à décors où les décors seraient entreposés pour une reprise ou une deuxième vie, dans la perspective de « décors durables ».

• Développement du cinéma en drive-in : A côté des deux complexes internationaux qui se partagent les séances sur Bruxelles et favorisent les films qui rapportent, il faut développer les alternatives qui favoriseraient une plus grande mixité de programmation. Pour permettre au 7ème art toute la diffusion souhaitée, y compris à petits prix, revoir à la baisse les coûts de diffusion par les centres culturels et assimilés dès que les films ne sont plus diffusés dans les salles traditionnelles.

• Financement : Levier indispensable du développement économique et dimension capitale de notre identité,

- Développer de nouveaux processus d’investissement dans la culture (fondations, partenariat public-privé, déductibilité, etc.).

- Diversifier les objectifs du financement public pour suivre l’évolution des médias et des technologies de l’information, et ne pas s’en tenir aux supports traditionnels.

- Compenser partiellement la raréfaction des budgets publics pour la culture par des formules favorisant le mécénat et les partenariats public-privé.

- Imposer des gestion et attribution plus transparentes et équilibrées des subsides publics.

- Soutenir l’économie créative qui est un incubateur de nouveaux emplois.


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