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Contribution externe | Les droits culturels pour répondre au manque démocratique

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Dans un article de La Libre du 12 novembre, 4 personnalités ont partagé leur réflexion quant à la "fatigue démocratique" provoqué par un "processus de déshumanisation en cours". Des phénomènes contre lesquels, selon ces contributeurs, la culture joue un rôle primordial aujourd'hui. 

Cette contribution externe est le fait de Françoise Tulkens, ancienne juge, vice-présidente de la Cour européenne des droits de l'homme et présidente du Quartier des Arts ; de Luc Carton, philosophe, vice-président de l’Observatoire de la diversité et des droits culturels de Fribourg (Suisse) ; de Sabine de Ville, présidente de Culture&Démocratie (Bruxelles) et de Bernard Foccroulle, musicien, ancien directeur de la Monnaie, membre fondateur de Culture&Démocratie.

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L'hypothèse du paradigme culturel 

Après un paradigme d'abord politique dès la fin du XVIIIe siècle, socio-économique le siècle d'après, il serait devenu culturel depuis la fin des années 60. 

En effet, la société a cherché à construire et orienter un Etat de droit, confronté ensuite à un conflit socio-économique, elle cherche désormais à faire valoir son autonomie face aux entreprises, aux Etats ou aux mouvements qui tenteraient de la lui ôter.

"Construire ce questionnement, donner forces et formes au paradigme culturel, suppose massivement une nouvelle époque des droits humains, en l’occurrence celle des droits culturels."

Source : Déployons les droits culturels pour répondre à la fatigue démocratique, La Libre, 12/11/2019.

Des droits culturels développés

Selon les auteurs, développer nos droits culturels contribuerait à une démocratie profonde et continue, ancrée dans l'ensemble formant une société : fonctions collectives, services publics, entreprises, associations, mouvements sociaux. 

Trois dynamiques sont indispensables pour y parvenir :

  • Du côté des mouvements sociaux, du syndicalisme, du monde associatif, de l’économie sociale et solidaire, internaliser l’exigence d’une pratique intensive des droits culturels. 
  • Du côté des acteurs culturels et des institutions artistiques, porter l’exigence des droits culturels dans l’espace et le temps de la création partagée, en déployant des interventions sociétales et des résidences artistiques dans les circonstances sociales où se font et se défont les liens qui font civilisation.
  • Du côté des politiques culturelles, soutenir massivement la mobilisation des droits culturels dans les politiques culturelles et dans les politiques culturelles transversales, hors les murs, dans les hôpitaux, dans les prisons, dans les entreprises, dans les écoles et les universités, dans les lieux d’accueil des personnes âgées, dans les quartiers, les villes et les villages. La politique culturelle s’esquisse ici comme politique générale.

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