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Presse | De Morgen (NL) et brusselnieuws.be (NL) parlent de l'impact des attentats du 22 mars sur le secteur culturel bruxellois*

Tout comme le secteur du tourisme et de l'HoReCa, le secteur culturel bruxellois subit les conséquences des attentats perpétrés à Bruxelles le 22 mars 2016. Le journal flamand De Morgen a interrogé plusieurs opérateurs culturels bruxellois, ainsi que le RAB/BKO, sur les conséquences que ces événements ont engendré dans leur fonctionnement et leur activité.

L'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique est, avec ses dinosaures, la sortie scolaire au musée par excellence. 25 classes avaient prévu une visite durant les jours précédents les vacances de Pâques, mais en raison des attentats ayant eu lieu au début de cette semaine, 24 ont annulé.

Bien que les opérateurs culturels aient subi des annulations et noté une baisse du nombre de visiteurs, ils ont également remarqué une meilleure coordination de la situation que lors du lockdown en novembre. Les salles de théâtre ne ressentent pas de différence majeure dans leur fréquentation, et certaines représentations sont même complètes. Les opérateurs ont pu réouvrir leurs portes rapidement après les attentats et voient déjà leur nombre de visiteurs réaugmenter.

En partie par analogie aux événements de novembre au Bataclan, ce sont les salles de concert bruxelloises qui font face aux plus de difficultés: diminution des ventes de tickets, annulations et report de dates. "Na de aanslagen verkochten we amper een derde van een normale week, de laatste dagen is dat ongeveer de helft", fait savoir le Botanique. A l'AB également, la situation est compliquée: "De aanslagen komen bovenop de miserie van de tunnels", explique Dirk de Clippeleir, directeur, "70 percent van ons publiek komt van buiten het Brussels Gewest, zij hebben het idee dat je hier nog amper geraakt. De skinheads en het politiek gekibbel helpt de zaak evenmin vooruit." Le RAB et le BKO, ayant consulté certains de leurs membres sur la question, remarquent également qu'au plus les visiteurs habitent loin de Bruxelles, au plus la peur de se rendre dans la capitale est présente.

Ce sont surtout les mesures de sécurité additionnelles qui coûtent cher aux institutions culturelles. Beaucoup d'opérateurs ont engagé des vigiles supplémentaires car aucune réponse ne venait de la police. Epargner sur la sécurité n'est pas une option envisageable à l'heure actuelle puisque le public attend ces mesures supplémentaires.

L'impact financier exact des événements est, pour la plupart des opérateurs culturels, très difficile à mesurer, d'autant plus qu'il n'est pas encore possible de savoir jusqu'à quand ces effets seront perceptibles.

[UPDATE 11/04] Samedi 9 avril, brusselnieuws.be a diffusé un article sur le même sujet.

Durant la semaine des attentats, plusieurs opérateurs culturels ont été contraints d'annuler des représentations, mais dès la semaine suivante, la plupart d'entre eux étaient déjà réouverts. Par ailleurs, la période des vacances de Pâques est déjà plus calme en général et les spectacles internationaux ont réussi à maintenir leurs salles pleines.

Ce sont bien les salles de concerts qui semblent avoir été les plus touchées, ce qui s'explique par une plus grande peur ressentie dans le chef du public n'habitant pas Bruxelles, essentiellement à cause de la perception de la crise.

Perceptie speelt daarin een grote rol. Mensen van buiten Brussel denken dat je enkel in een kogelvrij vest door de Anspachlaan kan lopen. Daar zijn de media ook verantwoordelijk voor. Als je in de stad woont weet je dat je je moeilijk in je huis kan opsluiten. Wij weten dat het leven doorgaat, ook na de aanslagen, en dat Brussel dezelfde stad is als vijf jaar geleden en als over vijf jaar.” (Tom Bonte, Beursschouwburg)

Même constat également concernant la comparaison avec le lockdown de décembre: mis à part le choc provoqué par les événements, la crise actuelle a eu un impact moins important dans le fonctionnement des institutions culturelles.

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